Gisèle Vienne convoque le passé, le présent et le futur, poursuivant sa recherche autour de la perception et du souvenir.

En exergue de sa note d’intention, Gisèle Vienne cite un extrait de La poésie n’est pas un luxe de l’autrice américaine Audre Lorde : “La poésie n’est pas que rêve et vision ; elle est la colonne vertébrale de nos existences. Elle pose les fondations des changements futurs, elle jette un pont par-dessus notre peur de l’inconnu.” Une feuille de route taillée à la mesure d’Extra Life, un spectacle consacré aux retrouvailles entre une sœur et un frère qu’un drame a séparé·es durant vingt ans.

Au cœur des architectures de l’intime créées par les lumières d’Yves Godin et sur une musique originale de Caterina Barbieri, les personnages sont incarnés par Katia Petrowick, Adèle Haenel, Theo Livesey et une marionnette. Comme autant de strates à prendre en compte pour approcher le réel de ce moment suspendu : le passé, le présent et le futur anticipé sont ici convoqués. Une archéologie de la perception que Gisèle Vienne aborde avec un humour enragé qui en dévoile “la grotesque et violente mascarade”. 

 

— Les Inrocks, Patrick Sourd

 

 

 

Photo © Estelle Hanania

FESTIVAL TNB X LES INROCKS

EXTRA LIFE

Publié le 11/05/2023