CINÉMA
Jeu 09 jan — 19h00

CINÉMA ET JEUX VIDÉO – INDIKA + ANDREÏ ROUBLEV

Andreï Tarkovski

Le Cinéma du TNB questionne l'image sous toutes ces formes : ses formats, ses enjeux, ses genres et particulièrement le lien entre le cinéma et les jeux vidéo. Ce rendez-vous là, nous fait naviguer entre le jeu Indika et le film Andreï Roublev d'Andreï Tarkovski.


→ Séance présentée par Jean-Baptiste Massuet, maître de conférences en études cinématographiques à l'Université Rennes 2 et membre de l'Institut Universitaire de France

AU PROGRAMME

19h – Indika joué et commenté par Jean-Baptiste Massuet
20h30 – Projection Andreï Roublev de Andreï Tarkovski


Votre billet de cinéma vous donne accès à : 

- la séance du jeu à 19h 

- la séance de cinéma à 20h30 

- ou les deux à suivre !



 
SYNOPSIS |

À travers une série de tableaux, le film raconte le périple dans la Russie médiévale du peintre d’icônes Andreï Roublev. Tout juste sorti du monastère, cet artiste va se confronter à la beauté, mais aussi à la violence du monde.


« La foi est un sujet idéal pour le cinéma, qui nous demande de placer notre confiance dans des images auxquelles nous adhérons sans faille le temps d'un film, avec une ferveur pas loin d’être religieuse. Mais elle devrait l’être tout autant – voire davantage – pour le jeu vidéo, qui nous impose même d’adhérer à des règles et des modes de fonctionnement tellement ancrés dans notre inconscient que nous ne prenons même plus la peine de les interroger, à la manière de dogmes fondamentaux et indiscutables. 


Peu de jeux ont pourtant pris la peine de questionner cette adhésion presque aveugle aux doctrines ludiques, ce qui fait d’Indika (Odd Meter, 2024) une véritable anomalie dans le paysage vidéoludique, qui n’est pas sans rappeler – au-delà de ses origines russes – le geste cinématographique radical d’Andreï Tarkovski avec son célèbre Andreï Roublev. Nous y retrouvons 2 personnages mettant en question le sens de la foi religieuse dans des œuvres qui, chacune à leur manière, interrogent les limites de leur propre médium et nous incitent à mettre en perspective notre place de spectateur face aux images, qu’elles soient interactives ou non. »

– Jean-Baptiste Massuet



Voir la captation de la soirée :