TNB Salle Serreau
Durée 1h30
NACHLASS - PIÈCES SANS PERSONNES
RIMINI PROTOKOLL / STEFAN KAEGI / DOMINIC HUBER
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TNB Salle Serreau
Durée 1h30
Laissez-vous guider pour cette émouvante immersion à la frontière de l'au-delà
Entre exposition et représentation, fiction et document, les pièces de Rimini Protokoll déjouent les habitudes spectatrices.
Dans cette veine immersive, Nachlass est composé de huit espaces dans lesquels le spectateur est invité à entrer. Chacune de ces chambres est consacrée au « Nachlass » (héritage) d’une personne qui a anticipé sa disparition, en réunissant objets, meubles, témoignages audio ou vidéo…
Mise en scène d’une transmission, projection d’une mémoire, que souhaitons nous laisser ? Quel est notre legs ? Comment voulons-nous que les autres se souviennent de nous ? Les Berlinois du collectif Rimini Protokoll ont invité huit personnes à composer ces pièces de vie et de mort. De la secrétaire à l’ingénieur, du graphiste à la diplomate, chacun prépare son départ, livre un témoignage touchant, jamais morbide, et qui parle pour tous.
Texte
STEFAN KAEGI
Scénographie
DOMINIC HUBER
Vidéo
BRUNO DEVILLE
Dramaturgie
KATJA HAGEDORN
Son
FRÉDÉRIC MORIER
Production : Théâtre de Vidy, Lausanne.
Coproduction : Rimini Apparat ; Schauspielhaus Zürich ; Bonlieu Scène nationale Annecy et la Bâtie–Festival de Genève dans le cadre du programme INTERREG France-Suisse 2014-2020 ; Maillon, Théâtre de Strasbourg–scène européenne Stadsschouwburg Amsterdam ; Staatsschauspiel Dresden ; Caroline Performing Arts.
« Tout commence par l’attente, dans un long vestibule, qu’une des huit portes veuille bien s’ouvrir. Au plafond, sur un planisphère, des petites ampoules s’allument, signalant ça et là les décès de nos semblables comptabilisés. On n’en mène pas large et, d’ailleurs, on reste groupé. Lumière et ambiance de funérarium. Au-dessus de chaque porte, un compte à rebours annonce le temps qu’il reste. On entre au petit bonheur, dans la première pièce accessible. Chaque fois, ce sera aussi dans l’univers du futur cher défunt, cet « expert de son quotidien », selon Stefan Kaegi. »
– Olivier Pansieri, Les Trois Coups