Théâtre
TNB salle Vilar

Durée 2h40

28 mar
— 07 avr 2018

JAN KARSKI (MON NOM EST UNE FICTION)

YANNICK HAENEL / ARTHUR NAUZYCIEL

Cet évènement a eu lieu lors d’une saison précédente.
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Mer 28 mar
20h00
Jeu 29 mar
19h30
Ven 30 mar
20h00
Sam 31 mar
20h00
Mar 03 avr
20h00
Mer 04 avr
20h00
Jeu 05 avr
19h30
Ven 06 avr
20h00
Sam 07 avr
20h00
Théâtre
TNB salle Vilar

Durée 2h40

De la difficulté de dire l'horreur au théâtre, Arthur Nauzyciel fait résonner la voix d'un héros.

Varsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les Soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Deux hommes le font entrer clandestinement dans le ghetto de Varsovie afin qu’il dise ce qu’il a vu et alerte les Alliés sur l’extermination radicale des Juifs d’Europe en Pologne. Dès 1943, Jan Karski rencontrera le président Roosevelt. Mais son appel restera sans suite. Après trente-cinq années de silence, il accepte de témoigner à nouveau dans le film Shoah de Claude Lanzmann.

Le destin extraordinaire de cet homme, confronté à la passivité des démocraties face au génocide organisé par les nazis, interroge Yannick Haenel qui écrit, en 2009, un roman construit en trois temps : celui du témoignage filmé, celui de l’autobiographie, et enfin, celui de l’imaginaire du romancier qui fait parler le héros au présent. Troublé par ce livre et cette figure, Arthur Nauzyciel a décidé de l’adapter pour la scène. Comme à son origine, le théâtre peut faire entendre la voix de ceux qui n’en ont plus et transmettre cette tragédie du silence imposé. Au moment où les témoins de l’Holocauste disparaissent, le temps du relais est venu. Dans le travail d’Arthur Nauzyciel, le plateau devient  lieu de mémoire où l’on peut donner une voix aux morts.

Pour cette création, il a réuni des artistes qui viennent de France, de Belgique, de Pologne, de Suisse, d’Autriche, des États-Unis. Ils sont le voyage de Karski. Il retrouve des complices artistiques : le chorégraphe Damien Jalet, le décorateur américain Riccardo Hernandez, l’éclairagiste américain Scott Zielinski, le créateur sonore Xavier Jacquot et le styliste José Lévy. Il travaille également avec le plasticien polonais Miroslaw Balka et le musicien autrichien Christian Fennesz, figure de la scène électro. Sur scène, il retrouve Laurent Poitrenaux, prix Beaumarchais du meilleur acteur pour ce rôle.

Répété à Orléans, New York et Varsovie, Jan Karski (Mon nom est une fiction) a été créé en ouverture du Festival d’Avignon et reçu le prix Georges Lerminier du Syndicat de la critique. Depuis sa création Jan Karski ne cesse de tourner.