AUTOTHÉRAPIE
MACKENZY BERGILE
Retrouvez tous les anciens spectacles dans nos archives
En partenariat avec le collectif FAIR-E / CCN de Rennes et de Bretagne

À TÉLÉCHARGER
Au fil d’un solo conçu comme un cycle de gestes fragmentés, Mackenzy Bergile dessine un autoportrait à la fois intime et politique. En mots et en mouvements, le danseur d’origine haïtienne cherche la beauté dans le chaos.
Autothérapie naît d’une tentative de transparence radicale : présenter au regard des autres un portrait sans fard où souvenirs douloureux, secrets et traumatismes ont leur place. Partant de l’idée que la guérison du monde passe d’abord par soi, Mackenzy Bergile reconstruit sa mémoire et son identité au sein d’un espace où la danse, l’écriture et la musique ouvrent la voie à la résilience. Pour cela, le danseur et poète emprunte au spiralisme – mouvement artistique né à Haïti au XXe siècle – son jeu sur l'irrégularité, les ruptures et les retours, en travaillant notamment une forme corporelle où l’ondulation vertébrale est centrale.
In a solo conceived as a cycle of fragmented scenes, Mackenzy Bergile draws a self-portrait that is both intimate and political. Through words and movement, the Haitian-born dancer searches for beauty in chaos.
Autothérapie comes from an attempt at radical transparency: to expose to the gaze of others an unvarnished portrait in which painful memories, secrets and traumas are left in the open. Starting from the idea that healing the world begins with healing oneself, Mackenzy Bergile rebuilds his own memory and identity in a space where dance, writing and music provide the path to resilience. Borrowing from Spiralism, an artistic movement that emerged in twentieth-century Haiti, the dancer and poet plays on irregularity, ruptures and returns, creating a movement modality centred on spinal undulation.
Mackenzy Bergile’s career path has been shaped by his desire to understand his identity through Haitian and French roots. And while this solo comes after several years of work in collective projects (including Boris Charmatz’s La Ruée, presented at the 2018 TNB Festival, and Linda Hayford’s Abîmes, premiered in February 2026 at the TNB), it is not a sign that the dancer is withdrawing into himself. On the contrary, the body becomes a political vector, a place to revisit and reinterpret personal and collective experiences.
Et découvrez également au CCNRB
18 11 – 20 11 2025
Texte, poésie et voix, chorégraphie et composition musicale
MACKENZY BERGILE
Collaboration artistique
INÈS MAURICIO
Lumières
EDUARDO ABDALA
Costumes
ISAAC SANKA
Production déléguée : Collectif FAIR-E / CCN de Rennes et de Bretagne. Coproduction : CCN de Tours / Thomas Lebrun ; CCN d’Orléans / Collectif ÈS (dans le cadre de l’Accueil-studio) ; Fonds Transfabrik – fonds franco-allemand pour le spectacle vivant. Soutien : Aide au projet – ministère de la Culture (Direction régionale des Affaires culturelles / Bretagne) ; Aide à l’accueil en résidence artistique – Ville de Rennes.
La pièce s’inscrit avec cohérence dans le parcours de Mackenzy Bergile, marqué par le désir de comprendre son identité à travers ses racines haïtiennes et françaises. Et si ce solo intervient après plusieurs années où le danseur s’est investi dans des projets collectifs (dont La Ruée de Boris Charmatz, présenté lors du Festival TNB 2018, ou encore Abîmes de Linda Hayford, créé en février 2026 au TNB), il n’en constitue pas pour autant un repli sur soi. Le corps y est au contraire un vecteur politique, qui revisite et réinterprète les expériences personnelles et collectives.