Théâtre National de Bretagne
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RÉTROSPECTIVE LE GÉNIE GUITRY

RÉTROSPECTIVE LE GÉNIE GUITRY

EN 11 FILMS

Rétrospective
Événement

Le Cinéma du TNB présente une rétrospective dédiée à Sacha Guitry, en 11 films : réalisateur, acteur, metteur en scène et aussi auteur, bref un génie de son époque !

 

Certaines séances seront accompagnées par Yola Le Caïnec, autrice de Sacha Guitry, passage en revue(s), Cinémathèque française – Bibliothèque du film, 2006 

« À l’heure où le réalisme poétique battait son plein et ce jusqu’au premiers frémissements de la Nouvelle Vague, Sacha Guitry fût certainement l’un des plus inventifs et audacieux de tous les cinéastes français. Avec son verbe magnifique, ses trouvailles de mise en scène, sa direction d’acteur époustouflante et son sens inégalable du rythme, les films de Guitry n’ont rien à envier à ceux d’un Ernst Lubitsch. Du Roman d’un Tricheur à La Poison, Guitry ne cesse de mettre son génie au service de l’intelligence du spectateur et des spectatrices, de la délicieuse irrévérence, des multiples sens et surtout, ne cesse de déclarer son amour 
à ses comédiens et ses comédiennes, pour qui il écrira des rôles dont la finesse n’a que peu d’équivalent chez ses contemporain·es et les nôtres. »

– William Robin, 
Sceni Qua Non, Nevers

 

 

Sacha Guitry, de son véritable nom Alexandre Georges Guitry, né en 1885 à Saint-Pétersbourg. Il est le fils du comédien, d'origine russe, Lucien Guitry et de la comédienne Renée de Pontry. Il s'est marié avec 5 de ses comédiennes, dont Yvonne Printemps et Jacqueline Delubac. Guitry se tourne très jeune vers les planches, comme comédien. Il débute le cinéma en tournant Ceux de chez nous (1915). Mais il ne s'agit alors que d'une expérience pour cet homme de théâtre qui affirme alors : « Parmi les ennemis de l'art dramatique, le plus dangereux, peut-être, est à mon sens le cinématographe ». Il y revient pourtant 15 ans plus tard en adaptant d'abord pour le grand écran sa pièce Le Blanc et le Noir (1930). Si ce théâtre filmé est décrié par la critique, Le Roman d'un tricheur (1936) est apprécié. Il fait preuve d'audace en réalisant ce film sans dialogues mais avec uniquement une voix qui raconte. Suivent plusieurs comédies pétillantes aux dialogues entraînants servis par le talent de l'acteur dont Mon père avait raison, et Faisons un rêve (1936). Ce Parisien mondain, frivole, chantre de l'amoralisme exprime une nouvelle fois son originalité en signant Ils étaient neuf célibataires (1939). Pendant la Seconde Guerre mondiale, Guitry s'essaie au mélo avec Donne-moi tes yeux. Taxé de collaborationniste à la Libération, le plus parisien des parisiens est renié par la capitale. En 1948, il signe Le Diable boiteux, un film admirable par son dialogue, sa mise en scène sobre, précise et l'épaisseur humaine de ce comédien qui donne de Talleyrand un portrait étonnant. Il y a toujours de l'humour, de l'esprit, mais la gravité a remplacé la frivolité. En 1951, il réalise La Poison : en cédant pour la 1re fois le 1er rôle à un autre que lui, Michel Simon, il s'affirme comme un grand directeur d'acteurs. Homme d'esprit, Sacha Guitry esquisse dans son cinéma une peinture sociale amusante.