CINÉMA

TROTSKY

De Jacques Kébadian

Carte blanche

FRANCE

1967

1h18

VF

DOCUMENTAIRE

& FICTION

Carte blanche à la Cinémathèque Française :

Le cinéma contestataire

Programme de 2 court-métrages :

 

Albertine, le souvenir parfumé de Marie-Rose (25 min)

Film-manifeste de l'insurrection de la jeunesse et des désirs, raconte l'histoire d'une adolescente en rébellion contre l'école, la famille, la religion et met en scène des jeunes filles et jeunes garçons de 14 à 18 ans qui revendiquent leur droit à une sexualité sans entraves et le droit à l'avortement pour les mineures.

 

Trotsky (53 min)

Récit de la vie d'un homme hors du commun, qui avec Lénine, fut le symbole de la Révolution de 1917.

 

→ Séance suivie d'une rencontre avec le réalisateur Jacques Kébadian.

JACQUES KEBADIAN
De parents arméniens originaires d’Anatolie et émigrés dans les années 20, Jacques Kebadian est né en France en 1940. À 24 ans, il sort diplômé de l’IDHEC (Institut Des Hautes Études Cinématographiques) et assiste Robert Bresson de 1965 à 1969 sur les films Au hasard Balthazar, Histoire de Mouchette et Une femme douce. (Rétrospective Bresson au Cinéma du TNB du 5 au 18 décembre 2018). Il tourne son premier long-métrage en 1967 (Trotsky), il décide alors de se tourner vers le cinéma documentaire.

Jacques Kebadian a marié à sa pratique de cinéaste un engagement contestataire maintenu au cours des années. Membre de l’Atelier de Recherche Cinématographique (collectif de cinéastes militants, libertaires, proches de la psychothérapie institutionnelle et de la clinique alternative de La Borde, qui ont filmé les luttes de 68) qu’il crée en 1968 avec Michel Andrieux et Renan Pollès, il réalise Le droit à la parole, Le joli mois de mai, CA 13, Comité d’action du 13ème, programmés la saison dernière au TNB.

À partir des années 1980, marqué par le décès de son père, Jacques Kebadian éprouve le besoin de faire un retour sur ses origines, de mettre des images sur ce qui n’était alors que des mots, ceux des histoires que son père lui racontait. Il réalise alors dès 1981 Arménie 1900 qu’il dédie à son père avant de fonder, l’année suivante, avec son ami Serge Avedikian, l’AAA (Association Audiovisuelle Arménienne) ayant pour objectif de diffuser les films de cinéastes d’Arménie soviétique et de la diaspora. Il réalise alors de nombreux films liés à la mémoire arménienne (Que sont mes camarades devenus, Mémoires arméniennes), ainsi qu’aux luttes des familles africaines sans papiers (D’une brousse à l’autre en 1998), à la littérature incandescente de Pierre Guyotat ou à la marche des zapatistes au Mexique (La Fragile Armada en 2005 co-réalisé avec Joani Hocquenghem), qui connaissent de beaux succès critiques.

Jacques Kebadian est aujourd’hui l’auteur de nombreux films et courts-métrages réalisés tant pour la télévision que pour le cinéma.
Il s’intéresse à l’histoire des peuples, déracinés, exilés, filmant avec une grande proximité et livrant des documents historiques de grande valeur.

 

Réalisation

Jacques Kébadian

 

Avec

Trotsky | Patrice Chéreau, Marcel Maréchal, Marcel Bozonnet