Théâtre National de Bretagne
Direction Arthur Nauzyciel

LA NUIT DES FEMMES

CINÉMA

LA NUIT DES FEMMES

DE KINUYO TANAKA

Rétrospective

JAPON

1961

1h33

DRAME

VOSTF

Ce film vous est présenté dans le cadre d'une rétrospective consacrée à Kinuyo Tanaka, en 6 films.
 

→ Séance du MAR 22 03 à 17h30 sera présentée par Yola Le Caïnec, enseignante en cinéma

BIOGRAPHIE | Kinuyo Tanaka (1909-1977) fut l’une des plus grandes vedettes du cinéma japonais. Avec une carrière qui commence dans le cinéma muet et qui finit à la télévision, son parcours est un des plus impressionnants de l’âge d’or des studios. Sa collaboration avec le cinéaste Kenji Mizoguchi a donné quelques-uns des films les plus célèbres du cinéma asiatique. Elle tourna aussi pour Yasujiro Ozu ou Mikio Naruse et sa filmographie de plus de deux cents films compte un grand nombre de chefs d’oeuvre. En 1953, Kinuyo Tanaka décide de passer derrière la caméra, devenant ainsi la première femme cinéaste d’après guerre. Son parcours de réalisatrice fut semée d’embûches. L’actrice put néanmoins diriger avec succès 6 longs-métrages pour les plus grands studios. Lettre d’amour, mélodrame autour d’un amour perdu, La Lune s’est levée, comédie du sentiment amoureux, « à la Ozu », Maternité éternelle, parcours sensible d’une femme debout dans la tourmente, La Princesse errante, fresque spectaculaire tirée d’une histoire vraie, La Nuit des femmes, édifiant récit du retour à la vie d’une jeune prostituée, et Mademoiselle Ogin, flamboyante odyssée amoureuse en costume, sont autant d’inoubliables portraits de femmes, portraits qui témoignent d’une voix singulière dans la grande histoire du cinéma japonais classique.

SYNOPSIS | La jeune Kuniko est pensionnaire d’une maison de réhabilitation pour anciennes prostituées. Malgré la bienveillance de la directrice, la vie n’est pas facile, et comme toutes ses camarades, elle espère s’en sortir. On lui propose une place dans une épicerie, mais le mari de la patronne et les hommes du quartier sont trop concupiscents. Kuniko doit s’enfuir, et part travailler dans une manufacture. Devant la méchanceté des autres employées, elle quitte son emploi, pour intégrer une pépinière. La vie semble devenir plus douce, mais le passé de la jeune femme la rattrape.

Kinuyo Tanaka étonne encore avec ce portrait de jeune femme en résistance, ballotée d’un emploi à l’autre, et menacée, à chaque instant, de retomber dans la fange. L’énergie de la débutante Chisako Hara porte le récit, toute comme la somptueuse musique de Hikaru Hayashi. Les nouvelles vagues françaises et japonaises sont passées par là, et la cinéaste réussit une oeuvre certes sombre, mais d’un dynamisme et d’une fraîcheur qui prouvent sa faculté d’adaptation à l’époque. La Nuit des femmes annonce avec brio les films de délinquants juvéniles qui se tourneront dans le monde entier jusqu’à la fin des années 1970.

 

Réalisation 

Kinuyo Tanaka

 

Avec 

Chisako Hara, Akemi Kita, Chieko Seki, Masumi Harukawa, Sadako Sawamura