CINÉMA

LIL BUCK REAL SWAN

DE LOUIS WALLECAN

FRANCE / ÉTATS-UNIS

2020

1H25

DOCUMENTAIRE

VOSTF

"Le jookin' emprunte à la fois au gangsta walk et à la breakdance, mais il permet aussi d’intégrer d’autres styles - le ballet ou les claquettes, par exemple. C’est la danse de la réconciliation." — Lil Buck

Pour le grand public, la découverte de Lil’ Buck date de 2014, lorsqu’une vidéo de lui dansant sur Le Lac des cygnes de Tchaïkovski sur les cordes mélancoliques du violoncelliste Yo-Yo Ma est mise en ligne. Sa façon de se mouvoir avec tant d’aisance et de liberté touchera des millions de personnes. Mais le chemin vers la reconnaissance et la célébrité commence bien avant pour Lil’ Buck, même bien avant lui. Tout commence au Crystal Palace à Memphis dans les années 80 où le jookin’ commence à prendre de l’ampleur. Un style de danse cathartique pour celles et ceux qui le pratiquent, permettant de sortir de la rue et de lutter contre les violences. Beaucoup plus qu’un simple biopic sur ce cygne du hip-hop, l’histoire du jookin’ et celle de Lil’ Buck se mêlent, presque comme si chacun avait besoin de l’autre pour évoluer.
 

SYNOPSIS


Lil Buck, jeune prodige de la street dance de Memphis baptisée « jookin’ » est rapidement devenu l’un des meilleurs danseurs de la ville avant de décider de prendre des cours de ballet. De cette alchimie va naître un mythe, celui d’un virtuose défiant la gravité, réconciliant 2 styles et s’imposant comme une référence pour des artistes comme Yo-Yo Ma, Benjamin Millepied, Spike Jonze ou encore Madonna.

 

"Lil Buck Real Swan, le pas de côté.


Rues, parkings, clubs...Louis Wallecan met en scène l'inspiration du danseur de Memphis.


Quand Lil Buck se met à danser, tout se transforme en danse. Lil Buck Real Swan, le film de Louis Wallecan qui fait son portrait, se rend d’abord à cette évidence, à ce plaisir. Mais il ne fait pas que cela. Et s’il nous raconte comment Lil Buck, de jeune danseur des parkings de Memphis, Tennessee, est devenu une star, on voit qu’il ne le fait pas seulement pour le plaisir de la success story : pas seulement pour sacrifier au genre, chanter le refrain du talent et du travail, du génie et de l’opportunité, du prodige et du destin, de l’origine et du planétaire. Ce n’est pas cette évidence-là, la narrative, qui l’intéresse, mais bien l’autre, la première : quand Lil Buck danse, qu’est-ce qui se transforme en danse ? Et si la réponse est «tout», ça n’empêche pas de commencer à décrire ce tout, en commençant par le début. Donc à Memphis, Tennessee, pas forcément par Lil Swan, ou pas seulement, et pas tout seul.[...]"

— Luc Chessel, Libération

 

Réalisation

Louis Wallecan