CINÉMA

11 aout
— 21 aout 2021

LA RIVIÈRE

DE TSAI MING-LIANG

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Mercredi 11 août

19:45 salle piccoli

Samedi 14 août

22:00 salle piccoli

Samedi 21 août

17:45 Salle Jouvet

TAÏWAN

1996

1H55

VOSTF

DRAME
 

Ce film vous est présenté dans le cadre d'un cycle de 3 films du cinéaste taïwanais, Tsai Ming-Liang.
 

→ Grand Prix du jury (Ours d'Argent) et prix FIPRESCI à la Berlinale, 1997

→ Prix du jury au Festival International du film de Chicago, 1997

→ Prix du jury au Festival International du film de Singapour, 1997

"La Rivière, le 3e film de Tsai Ming-liang, est le long parcours du combattant d’un jeune homme en proie à une douleur incurable. S’y affirme le cinéaste chinois de Taiwan le plus radical du moment, et sans doute le plus dérangeant. En faisant culminer une intensité névrotique et contemplative, en affrontant le tabou suprême de l’inceste, il parvient à rendre brûlant son froid regard d’esthète.

De l'eau et des corps partout. Un corps, en particulier, et de l'eau sous toutes ses formes : rivière, douches, saunas, fuites d'eau torrentielles, larmes. Métaphore posée dès le départ avec la scène du tournage d'un film (publicitaire, dit le dossier de presse !) dans le film, où un jeune étudiant, Xiao-kang (Lee Kang-sheng), est prié de remplacer un mannequin en plastique, que la réalisatrice ne trouve pas convaincant dans son rôle de cadavre dérivant sur la rivière polluée du titre. Autrement dit, le jeune mort-vivant dont nous allons suivre le parcours accidenté se laisse flotter sur un monde pollué, au "propre" comme au figuré. Mais ne pas s'attendre à une démonstration scientifique et/ou didactique de ce constat moral : nous sommes dans un film taïwanais, et dans un film de Tsai Ming-liang de surcroît. Le propos restera donc en pointillé, elliptique de bout en bout ; les informations indispensables au spectateur cartésien seront distillées au compte-gouttes. Le but du jeu étant de parler de la famille, on finit par déceler des signes de parenté entre certains personnages, mais ça ne se fait pas tout seul. Le père, la mère et le fils vivent dans le même appartement, mais ne font que se croiser. Il faudra que le fils se mette à avoir mal dans sa chair pour que peu à peu le délitement de la famille vienne à se stabiliser et qu'un semblant de communication s'instaure. Après Antonioni dans les années 60, le cinéma a trouvé son nouveau pape de l'incommunicabilité.[...]"

— Vincent Ostria, Les Inrockuptibles, 1996

SYNOPSIS


Xiao Kang vit à Taipei avec ses parents. Chacun mène sa vie : la mère a une liaison avec un homme qui pirate des vidéos pornos, le père hante les saunas gays. Xiao Kang, pour aider une amie sur le tournage d'un film, joue le rôle d'un cadavre dans l'eau. Il fait l'amour avec la jeune fille. Le lendemain, une violente douleur s'installe dans ses épaules et son cou.
 

Réalisation

Tsai Ming-Liang

Avec

Lee Kang-Sheng, Miao Tien, Lu Hsiao-Ling