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ÉTUDIANT·ES NOMADES

MATHILDE À SÉVILLE

Publié le 02/03/2021

En séjour d’étude ou en stage, la mobilité internationale des élèves fait pour la première fois partie intégrante de leur cursus de formation. Malgré le contexte sanitaire, six élèves ont finalement pu partir en immersion dans un autre pays de janvier à mars 2021. 

Cette semaine, suivez Mathilde Viseux à l’Escuela Superior de Arte Dramático à Séville (Espagne).

 

 

À l’image du projet artistique du TNB, l’École développe un projet pédagogique résolument ouvert sur l’international : invitations d’artistes-pédagogues étrangers, workshops internationaux… mais aussi, pour la première fois, mobilité étudiante internationale obligatoire au cours de la formation. Cette immersion de trois mois dans un pays étranger, en séjour d’étude dans une école ou une université partenaire ou bien en stage dans une compagnie ou un établissement culturel, permet aux étudiant·es de sortir des murs de l’École, d’élargir leur horizon, de rencontrer d’autres pédagogies ou processus de création, le cas échéant de pratiquer d’autres langues, de réfléchir sereinement à leurs rêves professionnels futurs et par là-même de préparer petit à petit la sortie d’école.

 

Malgré les restrictions liées à l’épidémie de COVID-19, impactant à la fois les possibilités de déplacements internationaux et les conditions d’accueil dans les structures partenaires, 6élèves ont pu partir en mobilité de janvier à mars 2021 comme prévu initialement.

 

De Bruxelles à Madrid, de Lausanne à Séville, les élèves vous racontent ici leur expérience et partagent avec vous un aperçu de leur travail et de leur vie quotidienne. Rencontre avec Mathilde, en séjour d’étude de 3mois à l’Escuela Superior de Arte Dramático à Séville (Espagne).

 

Peux-tu nous présenter la structure dans laquelle tu es et ce que tu y fais ?

 

Depuis le 10 janvier, je suis à la Escuela Superior de Arte Dramático de Sevilla. C’est une école sur 4 ans, proposant des spécialisations comme parcours dit Gestual qui s’axe vers la potentialité du corps, Textual, s’axant vers le travail du texte puis du corps et scénographie. Je suis évaluée avec les deuxième année Gestual en flamenco, escrime et acrobatie mais je participe au cours des troisième année de marionnettes et dramaturgie radicale axée sur la performance.

 

Pourquoi avoir choisi de partir ?

 

Je sentais que c’était le bon moment pour prendre de la distance avec l’école. J’avais besoin de nouveaux horizons, pour l’après école, de nouvelles rencontres, d’exploser le confort, de folie et de spontanéité, d’une respiration, de voir avec de nouveaux yeux ce que je vivais en France. Faire un Erasmus pendant ces temps de COVID était comme un gyrophare dans cette nuit. Ça s’est fait au dernier moment, j’y ai vu un défi, je n’ai pas réfléchi longtemps, c’était une nécessité évidente.

 

Quelles différences et/ou quels points communs constates-tu entre le système français et le pays dans lequel tu es ?

 

Ce qu’il y a de différent dans l’école c’est la pédagogie, peut-être même la vision qu’a la direction des élèves. Ils sont élèves et non artistes. Ou bien futurs artistes. La structure ressemble plus à notre système universitaire qu’à nos écoles d’art dramatique qui elles-mêmes sont uniques les unes aux autres. Le point commun est la détermination, l’exigence du travail, l’autonomie dans cette exigence, dans la création et dans la recherche.

 

Une expérience marquante depuis ton arrivée ?

 

Dans la banlieue de Séville, dans une zone industrielle faite de briques rouges, théâtre Salvador Tavora, mythique, caché dans les entrepôts. Reconstitution du premier spectacle de Salvador Tavora, QUEJIO, datant des années 70, rénovant le théâtre indépendant andalou avec le monde du flamenco. Histoire du franquisme, de ses conséquences et affectations, chanté, joué, dansé jusqu’aux pleurs. Nous n’étions qu’une vingtaine dans la salle, venant du monde entier, nous pleurions ensemble face à l’histoire universelle de la lutte pour la liberté.

 

En quoi la pandémie du COVID-19 impacte l’activité culturelle là où tu es ?

 

LA CULTURA ES SEGURA ici, à condition de bien rester éloigner les uns des autres et de ne pas être nombreux. Pour les théâtres ou institutions il me semble que c’était simplement une question d’organisation, de séparation des gens, de distance dans l’espace du théâtre mais la « petite culture », celle de la rue et des cafés théâtre où se déroulaient les plus grands moments de flamenco ou de clown se sont éteints. Pas plus de 4 en regroupement dans l’espace public ce qui tua le théâtre et la danse de rue.

 

 

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MATHILDE À SÉVILLE

En séjour d’étude ou en stage, la mobilité internationale des élèves fait pour la première fois partie intégrante de leur cursus de formation. Malgré le contexte sanitaire, six élèves ont finalement pu partir en immersion dans un autre pays de janvier à mars 2021. 

ÉTUDIANT·ES NOMADES

MATHILDE À SÉVILLE

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En séjour d’étude ou en stage, la mobilité internationale des élèves fait pour la première fois partie intégrante de leur cursus de formation. Malgré le contexte sanitaire, six élèves ont finalement pu partir en immersion dans un autre pays de janvier à mars 2021. 

Cette semaine, suivez Mathilde Viseux à l’Escuela Superior de Arte Dramático à Séville (Espagne).

 

 

À l’image du projet artistique du TNB, l’École développe un projet pédagogique résolument ouvert sur l’international : invitations d’artistes-pédagogues étrangers, workshops internationaux… mais aussi, pour la première fois, mobilité étudiante internationale obligatoire au cours de la formation. Cette immersion de trois mois dans un pays étranger, en séjour d’étude dans une école ou une université partenaire ou bien en stage dans une compagnie ou un établissement culturel, permet aux étudiant·es de sortir des murs de l’École, d’élargir leur horizon, de rencontrer d’autres pédagogies ou processus de création, le cas échéant de pratiquer d’autres langues, de réfléchir sereinement à leurs rêves professionnels futurs et par là-même de préparer petit à petit la sortie d’école.

 

Malgré les restrictions liées à l’épidémie de COVID-19, impactant à la fois les possibilités de déplacements internationaux et les conditions d’accueil dans les structures partenaires, 6élèves ont pu partir en mobilité de janvier à mars 2021 comme prévu initialement.

 

De Bruxelles à Madrid, de Lausanne à Séville, les élèves vous racontent ici leur expérience et partagent avec vous un aperçu de leur travail et de leur vie quotidienne. Rencontre avec Mathilde, en séjour d’étude de 3mois à l’Escuela Superior de Arte Dramático à Séville (Espagne).

 

Peux-tu nous présenter la structure dans laquelle tu es et ce que tu y fais ?

 

Depuis le 10 janvier, je suis à la Escuela Superior de Arte Dramático de Sevilla. C’est une école sur 4 ans, proposant des spécialisations comme parcours dit Gestual qui s’axe vers la potentialité du corps, Textual, s’axant vers le travail du texte puis du corps et scénographie. Je suis évaluée avec les deuxième année Gestual en flamenco, escrime et acrobatie mais je participe au cours des troisième année de marionnettes et dramaturgie radicale axée sur la performance.

 

Pourquoi avoir choisi de partir ?

 

Je sentais que c’était le bon moment pour prendre de la distance avec l’école. J’avais besoin de nouveaux horizons, pour l’après école, de nouvelles rencontres, d’exploser le confort, de folie et de spontanéité, d’une respiration, de voir avec de nouveaux yeux ce que je vivais en France. Faire un Erasmus pendant ces temps de COVID était comme un gyrophare dans cette nuit. Ça s’est fait au dernier moment, j’y ai vu un défi, je n’ai pas réfléchi longtemps, c’était une nécessité évidente.

 

Quelles différences et/ou quels points communs constates-tu entre le système français et le pays dans lequel tu es ?

 

Ce qu’il y a de différent dans l’école c’est la pédagogie, peut-être même la vision qu’a la direction des élèves. Ils sont élèves et non artistes. Ou bien futurs artistes. La structure ressemble plus à notre système universitaire qu’à nos écoles d’art dramatique qui elles-mêmes sont uniques les unes aux autres. Le point commun est la détermination, l’exigence du travail, l’autonomie dans cette exigence, dans la création et dans la recherche.

 

Une expérience marquante depuis ton arrivée ?

 

Dans la banlieue de Séville, dans une zone industrielle faite de briques rouges, théâtre Salvador Tavora, mythique, caché dans les entrepôts. Reconstitution du premier spectacle de Salvador Tavora, QUEJIO, datant des années 70, rénovant le théâtre indépendant andalou avec le monde du flamenco. Histoire du franquisme, de ses conséquences et affectations, chanté, joué, dansé jusqu’aux pleurs. Nous n’étions qu’une vingtaine dans la salle, venant du monde entier, nous pleurions ensemble face à l’histoire universelle de la lutte pour la liberté.

 

En quoi la pandémie du COVID-19 impacte l’activité culturelle là où tu es ?

 

LA CULTURA ES SEGURA ici, à condition de bien rester éloigner les uns des autres et de ne pas être nombreux. Pour les théâtres ou institutions il me semble que c’était simplement une question d’organisation, de séparation des gens, de distance dans l’espace du théâtre mais la « petite culture », celle de la rue et des cafés théâtre où se déroulaient les plus grands moments de flamenco ou de clown se sont éteints. Pas plus de 4 en regroupement dans l’espace public ce qui tua le théâtre et la danse de rue.

 

 

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