TNB avec le public

Présentation

Centre Européen de Production Théâtrale et Chorégraphique
Centre Dramatique National

Le Théâtre National de Bretagne/Rennes, Centre Dramatique National assimilé, est devenu  en 2002 par la convention liant l'État à la Ville de Rennes, Centre Européen de Production Théâtrale et Chorégraphique.

Le Théâtre National de Bretagne est considéré comme l'un des grands théâtres européens. Il doit sa réussite à une volonté politique, au projet artistique et culturel du directeur, à une équipe compétente soudée et engagée, à une constellation d'artistes et de techniciens qui assurent la création et la formation européennes. Il reçoit le soutien d'un public impliqué. Doté d'une infrastructure remarquable avec l'Unité Centrale (rue Saint-Hélier) et  le bâtiment Gabily (plaine de Baud), il bénéficie de moyens financiers cohérents.

Peu à peu il est devenu, comme il existe de grandes Écoles de peinture, une sorte d'École de la mise en scène. Il entretient avec ses publics une conversation et une réflexion intenses. Il développe une éducation réciproque du sens critique.

En 2015, il compte 12 600 abonnés, accueille 106 000 spectateurs pour le théâtre et la danse, ainsi que 97 000 pour le cinéma. Ses tournées en France et à l’étranger accueillent plus de 280 000 spectateurs ; les actions culturelles entreprises concernent 19 000 personnes. Le Théâtre National de Bretagne, en 2015 a touché 506 000 spectateurs. 

  • Les missions et les actions de ce lieu de création et de production sont fondées sur trois piliers :

    1. L'Atelier International d'Artistes

    L'Atelier International d'Artistes est le creuset de la création. Son activité est remarquable grâce aux artistes associés : ont travaillé pour la période 2014/2016, quatre metteurs en scène (Jean-François Sivadier, Éric Lacascade, Christine Letailleur, Thomas Jolly) et un chorégraphe (Philippe Decouflé).

    Ils créent un grand spectacle au moins tous les deux ans, font des propositions dans le cadre de Mettre en Scène, présentent leurs créations sur la scène régionale, nationale et internationale, participent aux travaux de l'École, mènent avec le directeur une réflexion sur le projet du Centre Européen. Ils sont les garants de la présence artistique de l'établissement.

    Chaque année, un artiste européen, metteur en scène ou chorégraphe, vient créer à Rennes avec son équipe, dans sa propre langue : Rodrigo Garcia - Espagne (2002), Brice Leroux - Belgique (2003), Enrico Casagrande et Daniela Nicolò - Italie (2004), Erna Omarsdòttir - Islande (2005), Caterina Sagna - Italie (2006), les Frères Forman - République Tchèque (2007), Thomas Ostermeier - Allemagne (2008 et 2012), Rodrigo Garcia - Espagne (2009), Silvano Voltolina - Italie (2010), Romeo Castellucci - Italie (2011), Ivo van Hove - Belgique (2012), Peter Kleinert - Allemagne (2013), Angelica Liddell - Espagne (2014), Milo Rau - Suisse/Allemagne (2015).

    Des résidences s'organisent sous forme de chantiers ouverts à différents publics. Elles sont parfois fractionnées dans le temps et peuvent avoir lieu simultanément. Ces résidences sont souvent de longues durées.

    Les pratiques sont celles des chantiers au cours de résidences parfois fractionnées, souvent simultanées, de longues durées. Elles aboutissent à de grandes séries de représentations à Rennes avant des tournées en France et à l’étranger.

    Des grands maîtres ou de jeunes artistes confirmés viennent éclairer, contester ou soutenir ce travail, créant un véritable réseau européen de confrontations et d'échanges. 

    Pour la saison 2015/2016, par exemple, Christine Letailleur a créé Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, Jean-François Sivadier, Dom Juan de Molière,  Thomas Jolly, Richard III de Shakespeare. Eric Lacascade a créé Constellations, puis repris Revue Rouge avec au chant Norah Krief et à la direction musicale David Lescot.

    La résidence étrangère a été confiée à Milo Rau, auteur et metteur en scène suisse. Il est venu répéter et présenter à Rennes une avant-première de sa création à la Schaubühne de Berlin Compassion. L'histoire de la mitraillette.

    Mettre en Scène est une manifestation qui est un lieu d'auscultation et d'innovation, un lieu prescripteur en termes d'écritures dramaturgique, chorégraphique et scénique.

    L'Atelier International d'Artistes, par la permanence artistique qu'il confère à notre établissement, nous permet de développer un ensemble d'actions culturelles ou éducatives en direction des milieux scolaires et universitaires,  des habitants des quartiers, des jeunes, des personnes détenues, des personnes souffrant de handicaps, des populations démunies ou éloignées géographiquement…

    Sa politique repose sur trois axes, avec une tarification adaptée :

    Une programmation de type archipel : elle est ouverte à différents courants artistiques dont s'emparent les spectateurs pour inventer leurs propres voyages d'île en île, vers leurs horizons d'attente ou vers l'inconnu.

    Une pratique en aller-retour : elle permet de recevoir au Théâtre National de Bretagne à Rennes, au cœur de la création, de nombreuses personnes venues parfois de loin, puis de se rendre là où ces personnes vivent, en particulier dans le département d'Ille-et-Vilaine, avec des spectacles très mobiles.

    Un positionnement en grand écart : grâce aux artistes associés ou proches, notre structure peut être présente avec le même engagement, la même exigence au sein des quartiers défavorisés ou en milieu rural, au niveau régional grâce à Mettre en Scène (Rennes Métropole, Lannion, Brest, Saint-Brieuc, Lorient, Quimper, Vannes), et sur les plateaux hexagonaux grâce aux tournées, ainsi que sur les scènes internationales avec le groupe Prospero (France, Italie, Belgique, Allemagne, Croatie, Suède).

    La tournée en Ille-et-Vilaine se poursuivra en 2017 grâce à l'appui du Département. C'est un moment attendu par les habitants, les artistes et les équipes de notre établissement. Création, rencontres, ateliers, partages, sont les clés de la réussite de ces parcours artistiques et culturels. Cette année, Le Pas de Bême, création collective du Théâtre Déplié a été choisie pour continuer à enrichir la relation entre notre théâtre et les publics.

    2. L'Unité de Production et de Ressources pour la jeune création et l'écriture actuelle

    L'unité de Production et de Ressources pour la jeune création et l'écriture actuelle, malgré des difficultés économiques évidentes, essaie de garder son cap. Les compagnies indépendantes sont les plus touchées par la crise et ses conséquences. Notre institution essaie d’apporter des aides accrues à ces équipes de création grâce à des coproductions et/ou des accueils pour l'aboutissement de leurs œuvres et la rencontre avec un public encore plus large.

    Le Théâtre National de Bretagne a soutenu ou soutient, par des coproductions et/ou des accueils, des compagnies indépendantes lors de la saison ou dans le cadre du festival Mettre en Scène, par exemple : le Théâtre Dromesko, la compagnie l'Asso 2052 (Mélanie Leray), le Théâtre de Folle Pensée (Roland Fichet), À l'Envers (Benoît Gasnier), l'Association Léda (Maud Le Pladec), la Compagnie Nordey, la compagnie Monstr(es) (Etienne Saglio), la compagnie Lumière d'août (Marine Bachelot), Lyncéus Théâtre (Léna Paugam), Compagnie Indiscipline (Arnaud Stephan)...

    Par contre, l'aide à l'écriture actuelle n'est plus assurée depuis quelques années, compte tenu de la situation économique.

    3. L'École Supérieure d'Art Dramatique : une école de pensée du théâtre et du monde

    Fondée en 1991 par Emmanuel de Véricourt et Christian Colin à partir du Conservatoire National d'Art Dramatique de Rennes, l'École de Théâtre du TNB est, au départ, une action de formation supérieure subventionnée par l'État, la Ville de Rennes et le Conseil Régional de Bretagne. Elle est devenue l'une des douze écoles supérieures d'art dramatique en France.

    Tous les trois ans le Théâtre National de Bretagne accueille une promotion d'une quinzaine d'élèves.

    Sous la conduite du responsable pédagogique, artiste en activité nommé pour trois ans, ils suivent un programme de cours techniques et d'ateliers animés par des metteurs en scène et des artistes ayant une certaine idée du théâtre d'art, parmi lesquels (de 1991 à 2015) :

    Maya Bösch, Christian Colin, Evelyne Didi, Éric Didry, Roland Fichet, le regretté Didier-Georges Gabily, Thomas Jolly, Éric Lacascade (artiste associé au TNB), Matthias Langhoff, Christine Letailleur (artiste associée au TNB), Daria Lippi, Bruno Meyssat, Stanislas Nordey (artiste associé au TNB et directeur de l’école de 2000 à 2012), Dominique Pitoiset, Claude Régy, Laurent Sauvage, Stuart Seide, Jean-François Sivadier (artiste associé au TNB), François Tanguy, Martine-Joséphine Thomas, Loïc Touzé, François Verret (artiste associé au TNB de 2002 à 2011), Nadia Vonderheyden, Jean-Paul Wenzel...

    Depuis 2008, la nouvelle structure d’enseignement s’organise autour de la confluence de deux formations :

    • au sein de l’École du TNB, la formation dispensée atteste pour l’acteur l’acquisition d’une qualification professionnelle pour l’exercice du métier de comédien,
    • au sein de l’université, la formation en Arts du spectacle vise à doter les étudiants de bases solides en études théâtrales dans les domaines historique, théorique, esthétique, analytique, sociologique, juridique, économique.

    La réunion des deux corps d’enseignement a pour objectif un renforcement des capacités professionnelles de nos étudiants. En fin de cursus, et après validation de la Licence, mention Études Théâtrales, parcours « comédien professionnel » de l’Université Rennes 2, les élèves se voient remettre par le Directeur de l’établissement le Diplôme National Supérieur Professionnel de Comédien créé en 2008 par le Ministère de la Culture.

    À la suite de Stanislas Nordey, qui a dirigé l’École de Comédiens pendant douze ans, Éric Lacascade a été nommé responsable pédagogique, assurant le recrutement des promotions VIII (2012-2015) et IX (2015-2018). Il poursuit l’action entreprise pour que l’école demeure un établissement de premier plan d’où surgissent des comédiens pour le théâtre de demain.

     

    Grâce à ces trois piliers, le TNB se veut une institution d'une nouvelle génération capable :

    1. D'accomplir au cours des saisons un travail important de création

    Notre établissement se doit d'accompagner au long cours des artistes dans leurs recherches et l'élaboration de leur œuvre. Il doit trouver les conditions optimales de mises en rapport des artistes, des œuvres et des publics élargis.

    2. De relever chaque année le défi de l'événementiel en organisant, avec des partenaires de Bretagne, Mettre en Scène, où le temps, les rythmes, les processus de fabrication, d'exploitation, les objectifs et les ambiances sont modifiés.

    Créé en 1995 par Marie-Odile Wald et François Le Pillouër, Mettre en Scène est une rencontre internationale de metteurs en scène et chorégraphes. Ce festival est construit sur trois principes et une question : un mythe libertaire "L'abbaye de Thélème", un concept, la mise en scène, invention moderne, et une famille d'artistes exigeants qui, au fil des années, lui ont donné forme. La question à laquelle il essaie de répondre est : "Qu'est-ce qu'être présent aujourd'hui ?" Mettre en Scène est un espace et un temps organisés pour trouver de nouvelles formes, de nouvelles écritures. Car la nécessité est de continuer à faire advenir de la pensée et de l’écriture, langue et mouvement. 

    Tournée vers la création et les impromptus, cette manifestation se veut un espace de recherche. Elle a rassemblé, en 2015, près de 33 000 spectateurs, battant en brèche la théorie du déclin du spectacle vivant.

    La dernière édition a accueilli près de 180 professionnels représentants 144 structures d'une douzaine de différents pays européens (Belgique, Angleterre, Suisse, République Tchèque, Allemagne, Portugal...). Près de 45 journalistes représentant 25 médias nationaux ont assisté au festival (Arte, France 3, France Inter, Le Monde, Libération, Le Figaro, Les Echos, Les Inrockuptibles, Télérama, L'Humanité, Médiapart, Ouest-France, France Culture, France Musique ...).

    Mettre en Scène est organisé en collaboration avec le Musée de la Danse-CCNRB, Le Triangle/Cité de la danse, le Théâtre de la Paillette, l'Aire Libre (Saint-Jacques-de-la-Lande), Le Grand Logis (Bruz), Le Carré Magique (Lannion), le Quartz (Brest), la Passerelle (Saint-Brieuc), Le Grand Théâtre de Lorient, le Théâtre Anne de Bretagne à Vannes.

    3. D’instaurer un véritable forum. L’ouverture d’un espace critique et de réflexion, aux modalités et aux temps différents, se manifeste au cours des années.

    Outre les rencontres habituelles, le Théâtre National de Bretagne est ouvert à différentes formes d’échanges entre les artistes, les spécialistes, les chercheurs et les publics. Il a organisé :

    • un colloque international (Mises en scène du monde) en 2004, qui a réuni près de 3 000 personnes autour de metteurs en scène‚ chorégraphes, interprètes‚ chercheurs‚ directeurs de lieux‚ philosophes‚ sociologues‚ responsables politiques…

    Les actes du colloque publiés aux Solitaires intempestifs ont connu un grand succès : la vente de 2 500 exemplaires de ce texte de 450 pages fait de cet ouvrage une référence sur ces questions. 

    • des journées de réflexion :

    en 2005 : Le Théâtre, le peuple et la passion. Bernard Stiegler, Jean-Christophe Bailly et Denis Guénoun ont débattu autour des enjeux entre le théâtre, le peuple et la passion. Un « pas de trois » prolongé dans un livre (Éditions Les Solitaires Intempestifs).

    en 2006 : Sur la faculté de jouer, en partenariat avec Rennes Métropole et Les Champs Libres. Le philosophe Bernard Stiegler et l’essayiste Denis Guénoun ont invité les chercheurs Jean-Marie Valentin, Esa Kirkkopelto (Finlande), Catherine Perret et le cinéaste Jean-Louis Comolli, à débattre. Au cœur de cette exploration, la confrontation entre les jugements qui se forment pendant le jeu chez les praticiens de la scène et le jugement de goût, qui qualifie la position de spectateur.

    • l’accueil de six éditions du forum Libération, organisé par Rennes Métropole, le Conseil Régional de Bretagne et le journal Libération. Les collectivités partenaires, le TNB et les Champs Libres ont saisi l’occasion d’accueillir un forum de haut niveau avec des personnalités politiques, culturelles, philosophiques, du monde de l’économie… et de créer les conditions d’un débat participatif.

    Ces six forums Sortir de la crise ! (2009), Le bonheur, une idée neuve ! (2010) Respect ! un nouveau contrat social (2011), Pouvoir et responsabilité (2012), La confiance règne ? (2013), 2030 (2014) ont connu un grand succès public, avec près de 20 000 billets délivrés par session, réunissant un public citoyen, attentif et curieux, tous rassemblés par l’envie du savoir et le goût du débat d’idées.

    • deux éditions des Rencontres Télérama à Rennes, avec le soutien de Rennes Métropole et du Conseil Régional de Bretagne :

    en 2010 : La Vie d’artiste. Les deux journées de débat ont suscité un bel engouement du public en rassemblant 2 500 inscrits autour de quatre tables rondes (Qu'est-ce qu'un artiste ? Formation/transmission : comment devient-on artiste ? La condition de l'artiste : comment en vit-on ? L'artiste a-t-il un futur ?).

    en 2012 : Les Etats du théâtre. Six tables rondes ont été suivies par près de 2 300 personnes (En quoi le théâtre français est-il exemplaire ?, Le metteur en scène est-il encore nécessaire en 2012 ?, Y a-t-il une Ecole française du jeu de l'acteur ?, Peut-on se passer de l'institution ? Qu'est-ce qui "fait théâtre" aujourd'hui en Europe ?, Les auteurs face à leur époque).

    Dans le cadre du réseau Prospero (2008-2012), le TNB a participé à la mise en place d'une recherche théorique européenne (cf. paragraphe suivant).

    4. Participer à l'édification artistique et culturelle de l’Europe

    Le projet Prospero naît en 2006 de la volonté de quatre directeurs de théâtre : Le Théâtre National de Bretagne (Rennes, chef de file), le Théâtre de Liège (Belgique), Emilia Romagna Teatro Fondazione (Modène - Italie), la Schaubühne am Lehniner PLatz (Berlin - Allemagne). Ils sont bientôt rejoints par ceux de la Fundação Centro Cultural de Belém (Lisbonne - Portugal) et du Tutkivan Teatterityön Keskus (Tampere - Finlande). 

    De 2008 à 2012, ils entreprennent la mise en œuvre d'un accord de coopération culturelle, avec le soutien du Programme Culture de l'Union Européenne.

    Les travaux concernant le développement de la création européenne, la recherche universitaire, la formation de jeunes comédiens sont pertinents. Pendant cinq ans, le groupe Prospero est reconnu à ce titre dans le domaine artistique et culturel européen.

    En 2013, le quatuor initial a proposé à trois autres partenaires de les rejoindre pour fonder un groupe européen indépendant constitué de structures impliquées fortement dans la création.

    En 2014, un nouvel accord de coopération a été signé entre les partenaires, sans le soutien de la Commission Européenne (2014/2017) : Théâtre National de Bretagne (Rennes - France), chef de file, Théâtre de Liège (Belgique), Emilia Romagna Teatro Fondazione (Modène - Italie), Schaubühne am Lehniner PLatz (Berlin - Allemagne), Göteborgs Stadsteater (Suède), Théâtre National de Croatie / World Theatre Festival Zagreb (Croatie), Festival d'Athènes et d'Epidaure (Grèce).

    Les activités se sont développées sur deux axes :

    1. 1.    Le développement de la création européenne

    Huit créations ont été choisies, accompagnées, coproduites et tournées par les membres du groupe Prospero. Le TNB a accueilli trois résidences : You are my destiny d'Angelica Liddell (Espagne), Les Liaisons dangereuses par Christine Letailleur (France) et Compassion. L'histoire de la mitraillette de Milo Rau (Suisse/Allemagne). Il a présenté deux autres créations en première française : The Forbidden Zone par Katie Mitchell (Angleterre/Allemagne), Ti regalo la mia morte, Veronika par Antonio Latella (Italie) et prochainement The Misfits de Mattias Andersson (Suède) et Na Kraju tjedna (À la fin de la semaine) de Bobo Jelčić (Croatie).

    Tristesse de et par Anne-Cécile Vandalem vient d'être créée et va tourner chez les autres partenaires (Croatie, Italie...).

    1. 2.    La formation européenne de jeunes comédiens

    Chaque année des élèves des écoles partenaires se rendent à Berlin, participent à F.I.N.D plus (Festival International New Drama), manifestation organisée au printemps par la Schaubühne/Berlin, centrée sur l'écriture contemporaine et invitant de nombreux jeunes comédiens venus d'autres pays, à découvrir des spectacles, rencontrer des artistes, et participer à des ateliers.

    Les 4 écoles du groupe Prospero (Rennes, Liège, Modène, Göteborg) se réuniront à Modène en octobre 2016, dans le cadre du Festival VIE pour participer à un vaste programme de visions et d'échanges. Ils travailleront ensemble à la réalisation d'un projet qui sera présenté dans le cadre de ce festival.

  • Les artistes associés

    Ils forment l’ossature de l’Atelier International d’Artistes, l’un des trois piliers du Centre Européen de Production Théâtrale et Chorégraphique, avec l'Unité de Production et de Ressources pour la jeune création et l'écriture actuelle, et l'École Supérieure d'Art Dramatique.

    Les artistes associés* sont :

    • Philippe Decouflé (depuis 2010)
    • Thomas Jolly (depuis 2014)
    • Éric Lacascade (depuis 2011)
    • Christine Letailleur (depuis 2010)
    • Jean-François Sivadier (depuis 2002)

    Nommés pour quatre ans, les artistes associés doivent : 

    - créer pour le TNB au moins un spectacle tous les deux ans
    - faire des propositions dans le cadre du festival Mettre en Scène (pièce, impromptu, jeu, rencontres…)
    - présenter leurs créations sur la scène régionale, nationale et internationale
    - participer aux travaux de l’École
    - mener, en lien avec le directeur, une réflexion sur le projet du Centre Européen

    Ils sont les garants de la présence artistique de l'établissement.

    En retour leurs spectacles sont coproduits fortement, répétés à Rennes sur de longues durées (deux semaines minimum, en général un mois). Le théâtre est fourni en ordre de marche pour de longues résidences. Ils sont accompagnés artistiquement, administrativement, techniquement. 

    Ce « compagnonnage » leur permet de forger leur art, développer leurs créations au cours des saisons, privilégier la recherche d'un répertoire nouveau et de formes différentes. Ils participent à des actions spécifiques en direction de certains publics, à travers des ateliers dans les prisons, des évènements dans les quartiers… Le public du TNB est ainsi associé aux parcours de ces artistes et peut voir se déployer une œuvre artistique. Une relation privilégiée peut alors s’instaurer avec ces artistes.

    *Ont également été artistes associés au TNB : François Verret (2002-2011), Stanislas Nordey (2002-2009), Marcial Di Fonzo Bo (2002-2009), Didier Galas (2010-2013).

  • L'équipe du Théâtre National de Bretagne