
En 1949, Georges Goubert, Guy Parigot et Hubert Gignoux fondent le Centre Dramatique de l'Ouest, 4ème Centre Dramatique National, après la Comédie de l'Est à Strasbourg (1947), la Comédie de St-Etienne (1948), le Grenier de Toulouse(1949).
Dirigé par Hubert Gignoux, puis co-dirigé par Georges Goubert et Guy Parigot, il devient, en 1957, la Comédie de l'Ouest.

La Maison de la Culture de Rennes est fondée en 1968, après une période de préfiguration ; elle fonctionne grâce à une direction commune avec le CDN jusqu'en 1974 : Georges Goubert et Guy Parigot.

De 1974 à 1980, la Maison de la Culture de Rennes est dirigée par Chérif Khaznadar et développe, parallèlement au travail du Centre Dramatique, sa propre action théâtrale. Une saison internationale est mise en place autour de la recherche et de la découverte.
Le CDN est chargé par le Ministère de la Culture d'une mission de création, de diffusion et d'animation dramatique dans les régions de Bretagne, des Pays de Loire et de Basse-Normandie, qui tient compte de la spécificité bretonne. De 1974 à 1980 il est dirigé par Guy Parigot (CDN/Théâtre du Bout du Monde) ; de 1981 à 1985 il est co-dirigé par Guy Parigot et Dominique Quéhec (CDN/Comédie de Rennes).
Les deux structures sont indépendantes, mais demeurent liées par une convention. La séparation devient patente et le CDN s'installe dans le petit théâtre de la Parcheminerie à Rennes.
Pour tenter de pallier le dysfonctionnement entre la Maison de la Culture et le CDN et pour créer une nouvelle synergie, la Ville de Rennes fait appel à Pierre Debauche. Il relance une dynamique commune, celle du Grand Huit, rassemblant les deux entités et des associations créées à son côté : Carrefour des Régions d'Europe, Festival de Bécherel, Festival des Arts Electroniques…
Après une grave crise financière et le départ de Pierre Debauche, la Ville de Rennes reconstitue les finances des deux établissements. L'Etat et la Ville de Rennes, avec la nomination d'Emmanuel de Véricourt, qui a présenté un projet centré sur le théâtre, fondent le Théâtre National de Bretagne. Il fait venir à Rennes Matthias Langhoff et Benno Besson pour y créer des spectacles.

En août 1990, la Maison de la Culture et le Centre Dramatique disparaissent donc juridiquement pour laisser place à une structure unique regroupant toutes les activités.
En 1991, une Ecole de Comédiens est fondée sur l'initiative d'Emmanuel de Véricourt et de Christian Colin, qui en devient le premier directeur. Elle accueille, après concours national et pour une période de trois ans une quinzaine d'élèves comédiens qui bénéficient de bourses.
Deux festivals sont lancés et connaissent le succès : "Emergences" pour le théâtre et "Duos" pour la danse. En août 1994, à la fin de son mandat, comme il l'avait annoncé, Emmanuel de Véricourt quitte ses fonctions.

En 1994, après une sélection conjointe, La Ville et l'Etat décident de nommer François Le Pillouër à la direction du TNB pour qu'il mette en place son nouveau projet. Il fait du TNB un centre international pour la mise en scène et la chorégraphie, c'est-à-dire un grand atelier d'artistes où voisinent de manière dialectique, le renommé et l'inconnu, le savoir et la recherche, le classique et le contemporain, la réflexion et les pratiques nouvelles.
Dans cet esprit a été créé en 1995 le festival "Mettre en Scène", maintenant rencontre internationale à parité entre metteurs en scène et chorégraphes, espace d'auscultation et d'innovation où apparaissent des impromptus.

La direction de l'Ecole est confiée à Dominique Pitoiset puis à Jean-Paul Wenzel. En 2000, Stanislas Nordey devient le responsable pédagogique.

En 2002, l'Etat et la Ville de Rennes vont signer une convention qui définit le projet, les missions et le statut du Théâtre National de Bretagne puisqu'il devient Centre Européen de Production Théâtrale et Chorégraphique.
Il est à la fois un atelier international d'artistes, une unité de productions et de ressources pour la jeune création et l'écriture actuelle et une école supérieure d'art dramatique.