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© Fabien Pio

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Création 2011

FAIM

de KNUT HAMSUN
mise en scène ARTHUR NAUZYCIEL
avec XAVIER GALLAIS

Avec Xavier Gallais Adaptation théâtrale Florient Azoulay et Xavier Gallais d’après les traductions de Régis Boyer et Georges Sautreau Collaboration artistique Florient Azoulay Scénographie Giulio Lichtner Mouvements Damien Jalet Son Xavier Jacquot Costumes Gaspard Yurkievich Production Théâtre de la Madeleine Production déléguée CDN Orléans/Loiret/Centre Avec le soutien de la Compagnie KGA Remerciements à Philippe Bertrand, la Cinémathèque française, Sabrina Guédon, Chantal Hurault, Marcel Pérès, Fabien Pio, Marie-Emmanuelle Royer


LA PIÈCE

Terrifiante dérive d’un homme qui erre dans les rues, ce récit en partie autobiographique ne peut que renvoyer à tous ces anonymes qui peuplent aujourd’hui nos villes. Assis à même les trottoirs, ressassant dans leurs têtes on ne sait quelles obsessions, ils sont là sous nos yeux qui ne les voient plus. Le héros, un écrivain, est de ceux-là. Piégé dans l’exclusion qui fait de lui l’œil invisible posé sur les pas pressés des passants, silhouette décharnée attendant en vain que des mains se tendent.

Xavier Gallais, acteur familier des mises en scène d’Arthur Nauzyciel (La MouetteOrdet), portait en lui l’envie d’incarner cette parole de l’auteur norvégien Knut Hamsun, prix Nobel de Littérature en 1920. C’est avec son complice Florient Azoulay qu’il en a réalisé l’adaptation. Il incarne ce sacrifié de la société dont l’estomac, vide, se tord sur lui-même, quand le cerveau, à l’inverse, s’emplit de pensées qui se mêlent jusqu’à frôler la folie. Dans une pénombre inquiétante, froide comme les nuits d’hiver, on voit cet humain vaciller, sa tête trop lourde, son corps trop frêle, tout en lui cède et s’affaisse. Mais à mesure qu’il s’enfonce dans une obscurité totale, se lève en nous, spectateurs, le respect dû à une conscience qui jusqu’au bout, veille et fait entendre sa voix.

Créé au Théâtre de la Madeleine en 2011, Faim s’inscrit dans le cadre du Temps fort norvégien.

DURÉE 1H20

PRESSE

 

  • "Seul en scène, Xavier Gallais fait entendre, dans une adaptation du roman phare de Knut Hamsun, la voix d'un homme "au temps où il errait, la faim au ventre, dans Kristiana". Viscéral. (...)."

Fabienne Arvers, Les Inrockuptibles


  • "Au Lucernaire, à Paris, Xavier Gallais livre une interprétation à la fois sobre et intense du texte du Norvégien Knut Hamsun."

Hugues Le Tanneur, Libération

  • "Xavier Gallais donne chair et âme à ce personnage émouvant de vagabond inquiétant. Avec de la détresse dans les yeux mais une volonté inébranlable dans le coeur, l'acteur captive le public par l'incandescence de son jeu."  

Thomas Ngo-Hong-Roche, Les Échos

  • "Variant les tempos, trouvant des silences et des rythmes inattendus, Xavier Gallais, formidable comédien très bien dirigé par Arthur Nauzyciel, apparaît dans ce spectacle-lecture tel un vagabond des villes, tenaillé par la faim. (...) Un solo intense et vibrant qui résonne comme l'appel du rêve et le désir d'un autre monde."

Sylviane Bernard-Gresh, Télérama (TTT)

  • “Seul en scène, Xavier Gallais fait entendre, dans une adaptation du roman phare de Knut Hamsun, la voix d'un homme "au temps où il errait, la faim au ventre, dans Kristiana". Viscéral.(...) "Le théâtre doit faire entendre ces poètes anonymes. Ce qu'il fait, magnifiquement, dans une proximité avec le public, qui laisse entendre chaque mot, chaque respiration."

Fabienne Arvers, Les Inrocks

  • "Xavier Gallais, comédien intense, précis et libre donne corps à cette histoire décharnée. Livre en main, il lit puis s’échappe et revient encore au livre. Lecteur, acteur, dehors, dedans, suivi par le spectateur toutes antennes dressées. Un seul cri, une fois. Sinon, tout est dans la nuance de la voix, du regard, du sourire flottant, du corps flottant, comme traçant des lignes dans l’espace. Pas d’éclat, juste les mots. Metteur en scène capable de déceler une émotion, un parfum, une pensée fugitive dans un océan, Arthur Nauzyciel accompagne, invisible, l’acteur sur le plateau. Avec ces deux-là, on sait qu’on y est. Que c’est là, c’est ça, La Faim, ce texte magnifique d’un homme qui sut - comment en douter ? ce qu’avoir faim veut dire."

 Laurence Liban, L'express

 

  • "Une adaptation bouleversante (...), lue d’abord, puis peu à peu incarnée jusqu’à la désincarnation même, par le brûlant Xavier Gallais. On savait ce comédien rompu aux parcours quasi mystiques (...) aux cheminements extrêmes. Mais il apporte au personnage-frère du romancier Prix Nobel (1920) une puissance tragique, mêlée d’ironie, d’humilité et d’orgueil d’une absolue émotion."

Fabienne Pascaud, Télérama, 21 décembre 2011

  • " Tout en nuances, passant d'un "état" à un autre avec une finesse magnifique, voix très bien modulée et ferme tout en étant très tendre, crissante, il se fait encre de Knut Hamsun. Xavier Gallais a beaucoup de présence, une personnalité forte jusque dans les silences. (...)Un très beau moment qui émeut, subjugue, fait réfléchir... "

Armelle Heliot